lundi 7 décembre 2020

I'm ASD and that's that

I was born then with these genes and in that environment. That makes a good part of what I am, whether I like or not.

Impossible to escape these, especially the genes part. Any freedom I claim in this life starts with these constraints (freedom is an illusion).

Anyways that's the vehicle I was given for this life, obviously not the genes of any athlete, nor any such model in my childhood environment. So I'm not expected to be an athlete. Certainly not the best vehicle for doing whatever anyways. I guess just the expectations of fitting in somehow... WTF, not the vehicle for that. Either. You know...

After half a century of trying to figure out why I was never able to fit in, I finally understand, which certainly doesn't mean that I found a solution, a way in. No. Absolutely no. I cannot change my genes nor the environment in which I became a human.

But I can now explain: I'm ASD, I was born in the Autistic Spectrum Disorder, they call.

It's not a disorder. ASD people I can now spot right a way. We are different, we are a minority but are unable to unify in any way, being in different places on the spectrum... But we're not disordered, we're just different.

So... there I am. Wherever I go, whoever I meet, there I am, some kind of weirdo, for there are codes to deliver and understand to fit in what is accepted as a normal person.

A normal person is only another expression for a neurotypical person, the vast majority of humanity.

I can never be that, I'm ASD, I wasn't given the codes nor the ability to produce them, and I do not get the codes I'm sent by neurotypicals, and since ASD people do not deliver codes or incorrectly, I cannot get them codes either.

So I'm alone with myself, with my ASD. The problem is I'm enough on the outside part of the spectrum to be partly neurotypical, at least there is a strong need inside of me to fit in, to be accepted by the majority of people, by society, but that's me, my spot on the spectrum. Many ASD feel very less such need and are simply well in their bubble. Some ASD talk very little. I'm on the Aspie side and talk too much. Language is THE human code I got, pretty much the only one, and sometimes over use it.

I must write them words, so I can TAKE THE TIME I NEED to ... live.

Everything, all the life happens to fast, I cannot... I don't have time to pick up everything, and my ASD brain has great difficulties to let go of any information.

Neurotypical people act very fast; approximation powered by emotions and special milliseconds codes in the exchange of looks drive them through life without them having to ponder every options. That is what allowed Humans to evolve and survive, without any claws, running power nor any of the powerful tools other predators have: approximation. And social unity through invented codes. These are the powerful tools Humans developed.

Buuuut, when looking at history closely, it becomes quite obvious ASD people, probably 15-20% of humanity (occupying different spots on the spectrum), also allowed Humanity to evolve into Modern Humans. Many if not most of the leaders, artists, writers and thinkers through the last... 100,000 years! were obviously in the spectrum, and that is no surprise:  approximation and social unity aren't sufficient tools to succeed.

For Humanity to keep on evolving, it needs not only to keep on going fast, but also to rely, as it also always have, on analysis of the processes, and that's the autistic essential part for Humanity, without which Humans would have fallen over the cliff.

A recognition of the existence of two humanities, neurotypical and ASD would be nice, a recognition that we cannot become neurotypicals and that anyways it wouldn't be a good idea for Humanity if ASD people disappeared. Humanity would also then disappear.

We are two humanities and have always worked together. Just please see it.

Dominique Rock


états d'âme

J'ai soumis mon manuscrit de roman à une maison d'édition. J'en vise trois ou quatre mais c'est la seule de celles-ci qui acceptait un envoi par courriel. 

Pourquoi, veux-tu ben me dire que les éditeurs tiennent à recevoir des piles de papier? Même pas recto-verso, non, faut leur imprimer ça à 270 mots par feuille, pas plus, non relié. WTF. Quelque chose me dit que le monde de l'édition... n'est pas passé au 21e siècle. 

J'ai une liseuse Kobo, quelques ordinateurs, un téléphone, et je vois pas tant l'intérêt d'un livre papier. J'ai perso jamais aimé les livres papier qu'il faut tenir ouverts à la bonne page, tourner les pages, etc, toute une manipulation, alors que lire avec une liseuse au lit, c'est génial: tu la déposes là sur la couverture, un petit swipe à toutes les minutes, c'est tout, pas besoin de tenir une reliure de papier (qui pue, l'encre pis toute).

Anyway... J'ai fini mon roman; j'y travaille depuis six ans, troisième version. Je dirais pas: cette-fois, c'est la bonne, tout est beau, je passe au suivant... Peut-être qu'il y a encore des bouttes à couper. En fait, de 75,000 mots, je voulais passer à genre 55,000 - 60,000, mais j'ai eu beau couper, le texte repoussait d'une autre manière, et au final, j'ai un bien meilleur texte (j'écris mieux qu'il y a cinq ou six ans), mais tout aussi long.

Enfin bon, mettons que je vais attendre... peut-être l'aide d'une éditrice.

lundi 16 novembre 2020

Le Sentier des monstres (à paraître)

Soliane cherche le sens, le pourquoi; creuser au fond de son propre paradoxe trans ne lui suffit pas, elle doit sentir le monde, s'y plonger. Sa quête la mène à vivre intensément Montréal pendant quelques années, puis à « se parker en waitress » de restaurant de quartier, avec l'écriture au centre de son univers. Et c'est de son écriture que resurgit son passé, qui la fait reprendre sa fuite.

Recherchant l'essence de l'humanité, de la vie, elle n'en trouve qu'une représentation. La finalité de sa recherche est d'ailleurs en exergue poétique : il n'y a rien. Si l'orientation sexuelle, l'identité de genre et l'autisme tapissent le texte, c'est loin d'en être le sujet principal, mais ces thèmes servent à illustrer une déconstruction du monde qui ne se fait pas sans heurts.

Cependant, la recherche d'identité, elle, imprègne tout le texte, qui peut être vu aussi comme une allégorie de l’indécision, de l’incapacité à exister de la nation québécoise, à s’extirper de sa condition, son incompréhension du passé. On y retrouve aussi une image d’une certaine Amérique encore sauvage, un territoire qui n’a pas encore terminé de se définir, le tout baignant dans une eau poétique, philosophique et historique.

Dominique Rock

samedi 7 novembre 2020

Humanity

I used to be much darker, I remember

Just last year, at this time

I was being swallowed


Inside out


There were sader times

Life drippings still hanging

On tree

Showing

Past times

Leading


No where

To go

There is nowhere to go


For anyways

I'd still be there

In front of me

Dominique Rock

mardi 27 octobre 2020

Dans ma tête

La vie, c'est dans ma tête, je ne suis pas dans le monde. Depuis toujours que j'essaie de m'y insérer; j'ai cru longtemps que j'y étais. Désabusement.

Je me souviens quand j'étais enfant, j'avais demandé à un plus vieux de ma fratrie si comme moi dans leur tête les autres avaient constamment des idées, des bouts du passé, qui s'entrechoquaient sans cesse, avec de la musique qui jouait en permanence dans le background (la chanson du jour pour mon cerveau, en boucle), des mondes créés avec certains personnages du réel qui s'y insèrent, d'autres inventés... Évidemment, je n'avais pas obtenu de réponse, d'autant que je croyais m'adresser à... genre un adulte, alors qu'il s'agissait en fait d'un ado de 15 ans, mais je savais pas, moi, quand est-ce qu'on devient adulte, et je me suis demandé en le regardant, en voyant son air médusé d'une telle question de la part d'un enfant, si c'était comme ça dans sa tête à lui aussi et que peut-être il en prenait seulement maintenant conscience avec ma question candide dont je réalisais l'ampleur au fur et à mesure que je la posais, en fait, ou s'il pensait que j'étais totalement cinglée.

- Est-ce que c'est possible de ne penser à rien? ai-je poursuivi, moi, je suis pas capable, y a au moins toujours une chanson qui joue dans ma tête. Est-ce que je suis normale?

C'était au chalet, un lac paisible devant nous, la forêt derrière.

Toujours pas de réponse; je n'en ai jamais obtenu dans tout le demi-siècle qui a suivi : impossible de savoir ce qui se passe dans la tête de l'autre. On ne peut que l'imaginer à partir d'indices, jamais par des aveux verbalisés, car ceux-ci sont forcément de la littérature. Toujours.

On peut l'imaginer, le créer, quoi, mais pas savoir la vérité. C'est impossible, impossible!!! de savoir ce que l'autre a en tête. À quoi il pense, quelles sont ses images.

Ben oui, on peut en partager des petits bouts, mais c'est comme je dis: dès qu'on verbalise, dès qu'on met en forme pour l'exprimer ce qu'on a dans la tête, on fait de l'art, de la littérature... on invente, donc, on stylise, on ajoute un peu de flou, pour imiter l'ombre et donner du volume... allons vous avez bien une idée comment on dessine et représente les choses, les concepts, les idées...

Le monde des humains, je le vois depuis que je suis née, je l'observe, je l'analyse, je le critique, j'en absorbe des bouts que je digère et assimile, que je tente de reproduire. Malhabilement. Je suis pas douée pour imiter. On a ri de moi. Constamment. Alors pour sûr, j'ai conservé le doute.

Que je suis complètement cinglée.

En tout cas, puisque c'était pas agréable, ma fratrie, les non-amis, les connards de l'école, tout le monde, eh bien je me réfugiais chez nous: dans ma tête.

Dans ma tête, c'est agréable. Vivre. Je pense à ce que je veux, je réorganise les choses à ma manière, les bonnes personnes sont gentilles avec moi dans ma tête, les autres absentes. Tout y est calme et en fait assez centré sur moi.

Les petits oiseaux par la fenêtre, l'hiver qui vient, qu'est-ce qu'ils vont faire? Il va geler... Oh? Pardon madame, combien font quoi? J'étais où? Euh... Non pas la Lune y a rien à faire là.

Paf! Ayoye! Estie de monde barbare. Je suis très réveillée, crisse, pas besoin de me frapper. Tu me donnes pas trop le goût, je vais fuir encore plus loin, et tu vas disparaître. Méchante!

Non, pas moi. Mon monde est total pacifique doux, aucune confrontation, rien d'imposé. Ouains je l'invente, mais à partir de ce que je vois, entends...

Je suis dans le spectre de l'autisme, je l'ai compris en 2013-2014; j'ai lu et étudié la question, et j'ai reconnu mon cerveau, son fonctionnement, mes idées, mes gestes, mes incapacités à entrer en contact avec les autres, ou encore pire: penser que je suis en contact avec l'autre alors que je ne le suis pas du tout, que l'autre me regarde comme si j'étais un film... en se foutant de ma gueule dans sa tête, ou encore en fomentant un plan pour m'arnaquer... se jouer de moi comme un pantin.

Ceci est arrivé à plusieurs reprises. Et j'ai compris ce qui se passait par après. Bien après.

C'est difficile voire impossible pour moi de ne pas réfléchir en Aspie (Asperger), High-functioning autism, en autiste, quoi et, de toute évidence (c'est démontré), les autistes ont de la difficulté avec la théorie de l'esprit , c'est-à-dire qu'ils arrivent assez peu à figurer ce que l'autre a en tête, ses intentions, bonnes ou mauvaises, etc.

De plus, je dirais que, de l'intérieur (de l'autisme que je vis), et puisque je ne suis pas complètement autiste, j'essaie de figurer les intentions de l'autre, mais ça arrive après-coup, le lendemain, le semaine suivante, et ça part dans tous les sens. Dans tous les sens! Tout est possible puisqu'il me manque des informations fondamentales: ce que l'autre a en tête.

Ça peut virer en paranoïa, en schizophrénie et plein d'autres patentes, j'imagine, je vois le pattern, je vois le sentier que je pourrais prendre, je le raisonne et je passe mon chemin.

Alors pendant très longtemps, je n'avais aucune idée de ce qui se passait, mais je savais qu'il y avait quelque chose qui clochait. Je le voyais ben, dans les yeux des autres, que j'étais weird. Awkward, bizarre, étrange, extra-terrestre... Je le voyais ben, pis je voyais comment lorsqu'il y avait un groupe et que j'arrivais, surtout si on se connaissait pas, qu'ils communiquaient entre eux à propos de moi sans parler, sans... aucun signe apparent à part peut-être un très léger mouvement des yeux...

En tout cas, c'est ça, j'essaie beaucoup, de figurer ce que l'autre a en tête, pas comme d'autres plus au centre (j'imagine) de l'ASD qui essaient même pas (de toute évidence, j'en connais), mais j'y arrive pas.

Donc quand j'écris que y a pas moyen de savoir ce que l'autre a en tête, peut-être que je montre simplement un trait autistique, mon incapacité à... Va savoir, je sais pas. Je pense quand même que y a pas moyen de savoir ce que l'autre a en tête.

Toujours est-il que, si chez certains ASD que je connais et que j'observe, que j'analyse, ou dans le passé, il semble n'y avoir aucun effort pour savoir ce que l'autre a en tête, aucune motivation devrais-je plutôt dire, chez certains autres, c'est une analyse sommaire et vite conclue définitivement, et chez certains autres, comme dans mon cas, c'est une source de création infinie. Chaque possibilité offre une riche diversité de floraison possible et, comme je ne sais pas discriminer (autre trait autistique qui m'afflige), préférer ou favoriser un truc plutôt que l'autre (tout a intrinsèquement la même valeur pour moi), ça peut mener parfois à des scénarios plutôt farfelus et non-conformes aux attentes de... des autres humains, de la société. Des trucs irrecevables, parfois. J'en écris, je pense.

Depuis que j'ai compris mon autisme, que je le vois se déployer au fur et à mesure, et chez les autres ASD que je spotte tu-suite, mes interventions sociales sont généralement mieux mesurées, mais ça donne alors un délai malaisant. À deux ASD, on patine et je trouve ça cocasse de nous voir aller, de nous analyser au fur et à mesure de nos rares contacts en personne, ma coloc et moi. On dit ce qu'on peut, ce qu'on peut trouver à dire, des fois c'est un peu nono; mais en plus, y a une espèce de gêne entre elle et moi, alors avec le délai en plus... Et moi, ça me reste en tête longtemps, comme une photo pinnée sur le mur, je sais pas elle, je pense que non. Je sais pas, on peut pas en discuter.

Je suis comme dans un scaphandre que je contrôle mal, mon corps, mon verbal, mon social, et depuis que je sais la nature de mon scaphandre, c'est à peine mieux, je constate ce qui se passe... au mieux, j'évite des situations que je raisonne vont mal se dérouler.

C'est impossible pour moi d'être fluide dans le social, faut je me fasse à l'idée. En plus maintenant, je suis vieille. En plus maintenant, je suis transsexuelle.

Donc je me concentre sur ma tête, je me concentre sur un des rares codes sociaux des humains que j'ai réussi à saisir: la langue. L'écriture.

L'invention. Le nouveau. L'inédit.

Moi... j'arrive pas à imiter socialement. Mais je peux ré-inventer le monde et le décrire. L'écrire.

Je vais me concentrer là-dessus. Tout ça, ce que je viens d'écrire ici ce soir, c'est pour dire autrement ce qu'il y a dans ce roman, Le Sentier des monstres, dont je vais de ce pas compléter la révision finale.

Dominique Rock

lundi 26 octobre 2020

Prédispositions

Il faut que j'écrive, je ne me sens bien que quand j'écris. Les relations humaines, c'est vraiment désespérant. Pourtant si j'écris, c'est pour que l'autre me lise. Mais j'écris ici sur ce blog totalement inconnu, alors c'est comme crier dans la forêt. Dans le désert. Si j'écris, c'est forcément que j'entretiens un certain espoir de communication avec un autre être humain.

Vers la fin de sa contribution à Pink Floyd, Syd Barrett ne se donnait plus la peine de lever le bras gauche pour faire les accords. Il "strummait", c'est tout. Je comprends très bien son manque de motivation. C'est autiste, de toute évidence. C'est un manque de motivation à exprimer... à quoi bon, t'sais.

À quoi bon?

Si je cherche à communiquer, c'est que mon cerveau est pré-programmé pour ça. C'est pour aucune autre raison: c'est génétique. C'est dans le code, dans l'ADN humain: socialiser.

On peut dire que ça définit l'humain, et si on me refuse la communication, si on me rejette, qu'on me refuse l'accès au groupe, qu'on n'entend pas ce que je dis, ce que je suis (l'humain dit toujours ce qu'il est, c'est tout ce qu'il dit), alors je... ne suis pas humaine.

Si on ne me reconnaît pas comme telle, je ne suis pas humaine; si on ne m'entend pas, si on refuse de prendre connaissance de ce que je suis, on me refuse l'accès à l'humanité.

Then, je suis un monstre.

Hier, j'ai ouvert le fichier de mon roman. Ça faisait exactement quatre mois que je ne l'avais pas ouvert, un texte dont je considérais alors la deuxième révision majeure pratiquement terminée.

À la deuxième page, je m'apprêtais à faire un changement important, constatais une lacune... Soudain, je me suis arrêtée. À quoi bon? Ha! Ha! Non, c'est pas ça que je me suis dit. Je me suis dit que j'étais ailleurs et que j'allais devoir probablement tout changer le texte vu mon nouveau point de vue... sur la vie, disons. J'ai vécu pas mal depuis six mois que la pandémie dure, y a pas mal de choses qui se sont passées, notamment du côté des relations humaines... du passé qui continue de percoler...

Je sais pas trop comment aborder ça, comme une réviseuse ou...

Évidemment, il faut que j'écrive aut'chose, si je suis rendue là, mais il me faut terminer celui-là d'abord, c'est complet. C'était complet. Mais j'ai réalisé que ce ne sera jamais qu'un premier roman, quel que soit mon âge.

D'ailleurs, l'âge... c'était déjà un thème essentiel du Sentier des monstres, c'est... essentiel. La jeunesse. C'est ça la drive du monde, de l'humanité.

Mais enfin, pourquoi veux-je dire? À quoi bon? Personne n'écoute, tout le monde s'en fout, de ce que j'ai à dire; je n'ai justement plus vingt ans, et l'usure du temps érode l'illusion que quelqu'un écoute.

Parce que c'est pré-codé dans la partie de moi qui est Homo Sapiens, voilà pourquoi. L'autre partie de moi n'est pas de cette espèce pour qui communiquer avec ses semblables est essentiel à sa survie et regarde avec circonspection la partie principale qui se perd dans une danse sans but apparent devant des mondes qui germent à tout moment sous la chaleur des flammes des émotions émises par ces mondes inventés mêmes. L'autre partie de ma chimère de vie n'est pas totalement humaine.

Bon... c'est exactement de ça que traite Le Sentier des monstres, en fait. J'y retourne et je vais le finir. C'est un premier roman. J'aurai encore aut'chose à dire après.

Même si ça ne sert à rien. Allô?

??

Dominique Rock

vendredi 25 septembre 2020

I would...

I would really like to speak to you
You're so fascinating, you're so merveilleuse
But life goes on with the road and that Country song
Neil Young and some lady singing
Then a curve and not so much to be seen
You kind of missed it as you lacked
experience the groove
What does it matter
If we are in different cases
Since I just love you
but then again, yeah I know...
like... you don't
knew it but I guess hope
Didn't want to...
See the road, watch what you're doing
With that wheel

Dominique Rock